Menu
Avocats en droit pénal à Angers (49)
Contactez le cabinet
Nos compétences

« Il y a trop d’incohérences » : son fils se suicide dès son arrivée en prison, elle attaque l’État en justice

 

Notre cliente est en colère, mais elle n'a pas de haine. Et c'est avec courage qu'elle a accepté de dénoncer publiquement, d'abord devant le tribunal administratif de Nantes puis devant Franck De Brito, la manière dont l'administration pénitentiaire, au terme d'une prise en charge défaillante et inhumaine de son fils, a créé les conditions de son suicide en prison.

Ne fermons pas les yeux sur la souffrance de "nos" détenus qui, ne l'oublions pas, sont incarcérés au nom du peuple français...

 

Cliquez ici pour lire l'article du Courrier de l'Ouest du 25 janvier 2026

 

Quoi qu’en pensent ceux d’entre nous qui se passionnent pour donner leur avis n’importe comment, le droit est clair : l’Etat est comptable d’une obligation positive de protéger la vie et la santé des personnes détenues. La CEDH l’exige, sans parler de la pure et simple humanité.
 
Car en le privant de sa liberté, on enlève à l’individu toutes les prises qu’il possède sur sa propre vie : il ne peut plus librement se déplacer, travailler, se nourrir, prendre contact avec ses proches… il se trouve donc dans une situation d’intense fragilité, indépendamment de ce qu’il est, de ce qu’il pense, de ce qu’il dit ou de ce qu’il a fait.
 
Peu importe qu’il l’ait « bien cherché » ou qu’il soit rendu là « par sa faute » : une démocratie digne de ce nom (et pour ce qui concerne la France en particulier : digne de l’idée romantique qu’elle s’en fait elle-même) n’oublie pas qu’un détenu conserve sa place dans la communauté des citoyens, égaux en droit s’il fallait le rappeler.
 
Et parmi cette « population générale » des détenus, la présence et la détresse des femmes et des hommes qui souffrent de pathologies psychiques, qu’elles soient chroniques ou passagères, sont bien connues. La presse s’en fait l’écho, les magistrats, les avocats, les chercheurs, les psychiatres hurlent au scandale depuis des années.
 
Et parmi ces pathologies, il y a celles que l’administration pénitentiaire ignore, néglige parfois faute d’avoir les moyens de savoir/pouvoir les prendre en compte, mais il y a aussi le choc carcéral, l’incompréhension, la frustration, la complexité et la longueur des procédures…
 
Or, pour ces malades détenus eux aussi, pour eux surtout, l’Etat doit être un soutien et une protection. Pourtant aujourd’hui, au croisement de ses échecs pathétiques et révoltants que sont la surpopulation carcérale et la baisse constante des lits et des moyens alloués aux établissements publics de santé psychiatrique, l'Etat fait l’inverse : il créé de la souffrance. Et pire encore : il l’entretient et l’aggrave.
 
Comment le tolérer ? Comment ne pas s’interroger sur la prise en charge de ces personnes souffrant de maladies connues et pour certaines, curables, à chaque maillon de la chaine pénale ?
 
Comment tolérer, comme dans le cas d’Enzo, une reprise de garde à vue malgré plusieurs certificats médicaux datant de moins d’une semaine faisant état d’un risque suicidaire ?
 
Comment tolérer, comme pour Enzo, un défèrement ordonné par le parquet, puis une orientation en comparution immédiate dans ces conditions ?
 
Comment tolérer que les juges du siège, confrontés à des faits graves et reconnus en même temps qu’à une pathologie psychiatrique majeure, n’aient d’autre choix qu’une incarcération (car, en l’état du droit, en l’absence d’expertise psychiatrique, aucune hospitalisation d’office ne saurait être ordonnée à ce stade) ?  
 
Et surtout, comment tolérer le simplisme idiot de toutes ces femmes et de tous ces hommes à la parole desquels les médias donnent un crédit suffisant pour leur permettre de dire à des millions de spectateurs, de lecteurs, d’auditeurs que la seule réponse qui vaille à la délinquance c’est la fermeté, des incarcérations plus systématiques même pour les courtes peines, voire la suppression de l’excuse de minorité pour, tant qu’à faire, envoyer aussi plus souvent les jeunes en prison…
 
Peu importe ce qu'il pense, ce qu'il a fait, d'où il vient et comment il en est arrivé où il en est : en France, personne ne doit souffrir inutilement sous le regard impuissant de l'Etat. 
 

 

 

Retour aux actualités
Nos avocats
Maître Nicolas JERUSALEMY
Maître Charline CHEVALIER
Maître Julien RICHOU
Maître Julien ROUX

Pluralité
De Compétences

Réactivité
& Disponibilité

Humanité

Proximité
& Relationnel

Contactez notre cabinet
Contacter par écrit
Téléphone
02 41 86 57 60
Adresse
1 rue Dupetit Thouars 49000 Angers
Horaires

Lundi : 9:00 - 12:00 | 14:00 - 18:00

Mardi : 9:00 - 12:00 | 14:00 - 18:00

Mercredi : 9:00 - 12:00 | 14:00 - 18:00

Jeudi : 9:00 - 12:00 | 14:00 - 18:00

Vendredi : 9:00 - 12:00 | 14:00 - 18:00